Il movimento dei gillet gialli è un movimento della piccola borghesia, schiacciata dalla concorrenza dei monopoli capitalistici, che chiede un abbassamento delle tasse per recuperare margini di profittabilità e poter sopravvivere (e per loro, i contributi sociali non sono salario dei lavoratori, ma tasse). Nella sua rivolta, la piccola borghesia ha saputo egemonizzare una classe operaia uscita sconfitta dagli scioperi contro le riforme degli ultimi anni: le riforme del lavoro di Hollande e Macron, e la riforma della SNCF. E si è aggiunto un sottoproletariato periurbano che coglie qualsiasi occasione (dalle partite di calcio agli scioperi) per manifestare a modo suo il proprio malessere, e che si raggruppa attorno ai casseur.
La piccola borghesia è caratterizzata, nelle fasi di crisi acuta, dal rifiuto della mediazione e della rappresentazione politica. Se in tempi normali essa segue la grande borghesia e i suoi partiti (o se il movimento operaio è forte, come nel secondo dopo guerra, una parte segue i partiti operai), nei momenti di crisi questa crea la propria rappresentanza autonoma, nella speranza che questa possa difenderla e che possa riportare il mondo indietro, a quando la concorrenza monopolistica era assente o inferiore. Una speranza vana. Ma l'unica speranza che la piccola borghesia ha per non sparire. Per questo il movimento dei gillet gialli, in sintonia con l'egemonia piccolo borghese prevalente, rifiuta qualsiasi mediazione politica e rifiuta di organizzarsi dietro i partiti o i sindacati esistenti, e rifiuta anche la divisione destra-sinistra. Tutti, partiti, sindacati, di destra o di sinistra, sono complici, ai suoi occhi, della situazione attuale.
Per questo penso che si avrà in Francia la creazione di un movimento 5 stelle in salsa francese. Questo si creerà attorno alle rivendicazioni della piccola borghesia oppressa e staccherà pezzi di destra e di sinistra, come stiamo già vedendo oggi nei movimenti che si vedono ogni sabato. Non sono i gialli ad andare alle manifestazioni della Cgt, bensì i sindacalisti (o parte di essi) e i militanti di sinistra (o parte di essi) che partecipano insieme a pezzi di destra al movimento.
Una parte di classe operaia sarà tentata di unirsi in questa iniziativa della piccola borghesia e lasciare quindi le organizzazioni storiche del movimento operaio. E anche una parte di destra, del Fn o anche dei repubblicani. Come è avvenuto in Italia e altrove.
Questo è il punto di vista, sicuramente non corretto, di un italiano che vive da poco in Francia, e mi scuso quindi per tutti gli errori di analisi che posso aver compiuto.
Nel caso però che la mia analisi sia corretta, piuttoto che invitare le organizzazioni del movimento operaio a partecipare alle manifestazioni dei gialli, sarebbe bene fare manifestazioni parallele per evitare che una parte di classe operaia si faccia egemonizzare dalla piccola borghesia e per cercare di approfittare della rivolta dei gialli per ottenere dal governo quelle conquiste che negli ultimi scioperi sono sfuggite.
en français
Le mouvement du gillet jaune est un mouvement de la petite bourgeoisie, écrasé par la concurrence des monopoles capitalistes, qui demande une baisse des impôts pour récupérer les marges de profits et pouvoir survivre (et pour eux, les cotisations sociales ne sont pas des salaires des travailleurs, mais des impôts). Dans sa révolte, la petite bourgeoisie a su hégémoniser une classe ouvrière qui a subi la défaite des grèves contre les réformes des dernières années : les réformes du travail de Hollande et Macron, et la réforme de la SNCF. Et une sous-proletariat périurbaine s'est ajoutée, qui profite de chaque occasion (du match de football aux grèves) pour exprimer à sa manière son malaise, et qui se regroupe autour des casseurs.
La petite bourgeoisie se caractérise, dans les phases de crise aiguë, par le rejet de la médiation et de la représentation politique. Si, en temps normal, elle suit la grande bourgeoisie et ses partis (ou si le mouvement ouvrier est fort, comme dans la deuxième période d'après-guerre, une partie suit les partis ouvriers), en temps de crise, elle crée sa propre représentation autonome, dans l'espoir qu'elle peuisse la défendre et qu'elle peuisse ramener le monde au moment où la concurrence monopolistique était absente ou inférieure. Un vain espoir. Mais c'est le seul espoir que la petite bourgeoisie a pour ne pas disparaître. C'est pourquoi le mouvement du gillet jaune, en accord avec l'hégémonie dominante de la petite bourgeoisie, rejette toute médiation politique et refuse de s'organiser derrière les partis ou les syndicats existants, et il rejette également la division droite gauche. Tout le monde, partis, syndicats, de droite ou de gauche, sont complices, à ses yeux, de la situation actuelle.
C'est pourquoi je pense que il y aura en France la création d'un mouvement 5 étoiles en sauce française. Cela se fera autour des revendications de la petite bourgeoisie opprimée et détachera des morceaux de droite et de gauche, comme on le voit déjà aujourd'hui dans les mouvements que l'on voit manifester chaque samedi. Ce ne sont pas les jaunes qui vont aux manifestations de la Cgt, mais les syndicalistes (ou une partie d'entre eux) et les militants de gauche (ou une partie d'entre eux) qui participent avec des éléments de droite au mouvement.
Une partie de la classe ouvrière sera tentée de se joindre à cette initiative de la petite bourgeoisie et de quitter ainsi les organisations historiques du mouvement ouvrier. Et aussi une partie de droite, des FN ou même des républicains. Comme en Italie et ailleurs.
C'est le point de vue certainement erroné d'un Italien vivant récemment en France, et je m'excuse donc pour toutes les erreurs d'analyse que j'ai pu commettre.
Si, cependant, mon analyse est correcte, plus qu'inviter les organisations du mouvment ouvrier à participer aux manifestations des jaunes, il serait mieux de faire des manifestations parallèles pour éviter qu'une partie de la classe ouvrière ne soit hégémonisée par la petite bourgeoisie et pour essayer de profiter de la révolte des jaunes pour obtenir du gouvernement les acquis qui ont échappé lors des dernières grêves.
La petite bourgeoisie se caractérise, dans les phases de crise aiguë, par le rejet de la médiation et de la représentation politique. Si, en temps normal, elle suit la grande bourgeoisie et ses partis (ou si le mouvement ouvrier est fort, comme dans la deuxième période d'après-guerre, une partie suit les partis ouvriers), en temps de crise, elle crée sa propre représentation autonome, dans l'espoir qu'elle peuisse la défendre et qu'elle peuisse ramener le monde au moment où la concurrence monopolistique était absente ou inférieure. Un vain espoir. Mais c'est le seul espoir que la petite bourgeoisie a pour ne pas disparaître. C'est pourquoi le mouvement du gillet jaune, en accord avec l'hégémonie dominante de la petite bourgeoisie, rejette toute médiation politique et refuse de s'organiser derrière les partis ou les syndicats existants, et il rejette également la division droite gauche. Tout le monde, partis, syndicats, de droite ou de gauche, sont complices, à ses yeux, de la situation actuelle.
C'est pourquoi je pense que il y aura en France la création d'un mouvement 5 étoiles en sauce française. Cela se fera autour des revendications de la petite bourgeoisie opprimée et détachera des morceaux de droite et de gauche, comme on le voit déjà aujourd'hui dans les mouvements que l'on voit manifester chaque samedi. Ce ne sont pas les jaunes qui vont aux manifestations de la Cgt, mais les syndicalistes (ou une partie d'entre eux) et les militants de gauche (ou une partie d'entre eux) qui participent avec des éléments de droite au mouvement.
Une partie de la classe ouvrière sera tentée de se joindre à cette initiative de la petite bourgeoisie et de quitter ainsi les organisations historiques du mouvement ouvrier. Et aussi une partie de droite, des FN ou même des républicains. Comme en Italie et ailleurs.
C'est le point de vue certainement erroné d'un Italien vivant récemment en France, et je m'excuse donc pour toutes les erreurs d'analyse que j'ai pu commettre.
Si, cependant, mon analyse est correcte, plus qu'inviter les organisations du mouvment ouvrier à participer aux manifestations des jaunes, il serait mieux de faire des manifestations parallèles pour éviter qu'une partie de la classe ouvrière ne soit hégémonisée par la petite bourgeoisie et pour essayer de profiter de la révolte des jaunes pour obtenir du gouvernement les acquis qui ont échappé lors des dernières grêves.

Commenti
Posta un commento