Il y a quelques années, en ces jours précis, il y aurait eu un grand débat au sein du parti. Un débat qui aurait impliqué toutes les meilleures têtes à l'extérieur et à l'intérieur du parti (sociologues, philosophes, économistes, psychologues sociaux, physiciens, chimistes, historiens, etc.) mais qui aurait été guidé par les observations de sa base militante. Une base militante composée de personnes orientées idéologiquement et qui traversaient la société dans tous ses aspects, dans les lieux de travail (tout d'abord), dans les quartiers, dans les associations, dans les administrations, dans les institutions de l'État, dans les institutions de sécurité, etc.... Nous aurions raisonné sur ce qui se passait dans la société, sur ses aspects idéologiques, sur les changements d'orientation, même de sensibilité, de valeurs, d'interprétation de la réalité, les changements de classe, les changements sociaux, les coutumes, les changements territoriaux, etc... Et si nous étions sortis d'une pandémie mondiale pour entrer dans une guerre européenne et potentiellement mondiale, nous nous serions demandé quelle influence cela avait eu sur la population, sur ses orientations, sur ses craintes, sur ses espoirs, sur les relations entre les personnes, entre les sexes, entre les pays et les continents. Et à partir de ce grand débat, le résultat des élections serait analysé, les conséquences tirées et les bases posées pour le travail militant des années suivantes.
Le débat d'aujourd'hui est plutôt "deux plus deux égal quatre, car nous sommes très radicaux". En substance, le nec plus ultra du raisonnement politique est l'arithmétique que l'on apprend le premier jour de l'école primaire. Si A était allé avec B, alors on aurait gagné. Non, en effet, A n'est pas allé avec B à cause de A. Oui, cependant, A devait aller avec B parce que A est aussi radical que B. Rien de plus.
Les militants dépourvus d'une idéologie capable de mettre en ordre les faits du monde et de fournir un ordre d'interprétation de la réalité sont marginalisés dans un débat qui n'existe pas par des dirigeants et des élus incapables de produire une analyse qui ne soit pas une simple arithmétique électorale, et un débat dans lequel la société française et sa complexité, avec ses mutations et ses spécificités, disparaît au profit de groupes des supporters inutiles autant qu'ennuyeuses. La voix de chaque supporter est amplifiée ou réduite au silence par ceux qui ont le pouvoir de réguler le volume du débat : les propriétaires des médias, qu'ils soient historiques ou plus modernes comme les médias sociaux, décident de qui parle, du volume sonore, de ce qui peut être dit et de quand. Et surtout, ils évitent le doute que ce "pseudo-débat" soit le seul possible. Seule la mémoire de quelques-uns se souvient d'époques plus glorieuses et civilisées, mais même si nous racontons ces époques, elles sont incompréhensibles et improbables pour ceux qui ne les ont jamais vécues.
Inutile de dire que nos amis italiens, habitués à tout cela depuis des décennies, se sentent parfaitement à l'aise dans tout cela et ont décidé que A a raison et que B est à blâmer. Pendant ce temps, en Italie comme en France, d'autres sont occupés à diriger la société selon leurs propres intérêts et désirs, jouant avec nos vies comme des pièces d'échecs. Seulement cette fois, le risque est de nous pousser vers une guerre mondiale.
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ELEZIONI PRESIDENZIALI FRANCESI
Parecchi anni fa, in questi stessi giorni, si sarebbe svolto un grande dibattito nel partito. Un dibattito che avrebbe coinvolto tutte le migliori teste fuori e dentro di esso (sociologi, filosofi, economisti, psicologi sociali, fisici, chimici, storici etc) ma che sarebbe stato orientato dalle osservazioni della sua base militante. Una base militante formata da persone orientate ideologicamente e che attraversavano la società in ogni suo aspetto, nei posti di lavoro (prima di tutto), nei quartieri, nelle associazioni, nelle amministrazioni, nelle istituzioni statali, in quelle di sicurezza etc... Si sarebbe ragionato su quello che attraversa la società, sui suoi aspetti ideologici, sui cambiamenti di orientamento, anche di sensibilità, dei valori, dell'interpretazione della realtà, dei cambiamenti di classe, di quelli sociali, dei costumi, di quelli territoriali, etc... E se si fosse usciti da una pandemia mondiale per entrare in una guerra europea e potenzialmente mondiale, ci si sarebbe domandati quale influenza questo avesse avuto sulla popolazione, sui suoi orientamenti, sulle sue paure, sulle sue speranze, sulla relazione tra persone, tra i sessi, tra i paesi e i continenti. E a partire da questo grandi dibattito si sarebbe analizzato il risultato elettorale, se ne sarebbero tratte le conseguenze e si sarebbe posto le basi per il lavoro militante degli anni successivi.
Il dibattito odierno è invece "due più due fa quattro, perché siamo molto radicali". In sostanza il massimo di ragionamento politico è l'aritmetica che si impara il primo giorno delle scuole elementari. Se A fosse andato con B, allora si sarebbe vinto. No, anzi, A non è andato con B per colpa di A. Si però A doveva andare con B perché A è radicale quanto B. Nulla più.
Militanti privi di una ideologica capace di mettere ordine tra i fatti del mondo e di fornire un ordine di lettura della realtà vengono messi ai margini di una discussione che non esiste da dirigenti ed eletti incapaci di produrre una analisi che non sia una mera aritmetica elettorale e un dibattito in cui la società francese e la sua complessità, con le sue mutazioni e specificità scompare in favore di tifoserie inutili oltre che noiose. La voce di ciascuna tifoseria viene amplificata o silenziata da chi ha la forza di regolare il volume dei dibattito: i proprietari dei mezzi di comunicazioni, quelli storici o quelli più moderni come i social, decidono chi parla, quanta voce ha, cosa può essere detto e quando. E soprattutto evitano che possa sorgere il dubbio che questo "pseudo dibattito" sia l'unico possibile. Solo la memoria di pochi ricorda tempi più gloriosi e civili, ma anche a raccontare quei tempi, questi risultano incomprensibili e inverosimili a chi non li ha mai vissuti.
Inutile dire che gli amici italiani, abituati da decenni a tutto questo si sento pienamente a loro agio in tutto questo e hanno deciso che ha ragione A e la colpa è di B. Nel mentre, in Italia come in Francia, altri si occupano di dirigere la società secondo i propri interessi e desideri, giocando con le nostre vita come con le pedine degli scacchi. Solo che questa volta il rischio è di spingerci verso una Guerra Mondiale.
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